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Eternal Eyes - Perso Balza
  • Date de sortie (FR) : 2000
  • Plate-forme : Playstation
  • Genre : Tactical-RPG
  • DĂ©veloppeur : Sunsoft
  • Editeur : Sunsoft
  • Langues : Anglais

    Vous souvenez-vous de Guardian’s Crusade ? Un RPG à peu près honnête - quoique très laid et bourré de défauts - dans lequel le héros était accompagné en permanence d’une drôle de bestiole rose et pouvait, pour faciliter sa progression, faire appel à des poupées... et c’était déjà Sunsoft qui s’y était collé. Quelques années plus tard, dans le domaine du tactical cette fois, Eternal Eyes tend à prouver que pour les RPG aussi, l'histoire n’est qu’un éternel recommencement !

Vous souvenez-vous de Guardian’s Crusade ? Un RPG à peu près honnête - quoique très laid et bourré de défauts - dans lequel le héros était accompagné en permanence d’une drôle de bestiole rose et pouvait, pour faciliter sa progression, faire appel à des poupées... et c’était déjà Sunsoft qui s’y était collé. Quelques années plus tard, dans le domaine du tactical cette fois, Eternal Eyes tend à prouver que pour les RPG aussi, l'histoire n’est qu’un éternel recommencement !

Same old song...


Il suffit d’ailleurs de jeter un bref coup d’oeil au scénario pour s’en convaincre : Luke est un jeune orphelin qui vit au royaume de Gross en compagnie de sa soeur, Elena. Avec leurs amis Mouse (le cerveau de la troupe) et Nicol, ils forment un quatuor inséparable, toujours à la recherche de nouvelles aventures. Et ils vont bientôt être servis : alors qu’ils explorent une cave, ils trouvent un coffre qui contient un mystérieux joyau à l’éclat étrange. Les évènements vont dès lors s’enchaîner : Luke et Elena découvrent ainsi une carte au trésor, puis un vieux galion sur lequel ils trouvent les dépouilles de leurs défunts parents, et enfin une lettre leur révélant qu’ils sont les derniers remparts contre le Mal qui va bientôt réapparaître ; ils sont en effet des Eternal Eyes, une catégorie d’humains qui possède la faculté de donner vie à de simples poupées, puis de les contrôler. Que de révélations soudaines pour nos chères têtes blondes ! Pas le temps toutefois de flâner : comme prédit, un sombre individu nommé Vorless a déjà tué le héros de Gross, anéanti l’armée impériale et mis la main sur certains des objets qui lui permettront de libérer l’incarnation du Mal, Luna, du sceau qui l’emprisonne. Nos héros parviendront-ils à contrecarrer ses funestes desseins ? Quel suspense insoutenable... On se demande bien où les scénaristes ont puisé leur inspiration - peut-être dans les 354 jeux qui ont auparavant utilisé une trame quasiment similaire, allez savoir...

Eternal Eyes - 01 Eternal Eyes - 02
Comme la plupart des protagonistes, Mouse et Nicol ne font hélas que de la figuration : leur personnalité ne s’affirme en effet à aucun moment du jeu. Et voilà Vorless, le méchant qui n’est pas gentil ! Il a beau n’être que le faire-valoir de Luna, c’est lui que vous pourchasserez jusqu'au combat final.


Au service du Bien... et de l’originalité ?


Assez paradoxalement, il apparaît bien vite que les poupées, qui ne sont pourtant guère plus que des accessoires pour les Eternal Eyes, sont de loin les personnages les plus intéressants et complexes par la marge de progression dont elles disposent : toutes ne sont d’abord que de simples pantins inertes, mais elles se transforment en de redoutables créatures dès qu’elles entrent en contact avec des joyaux magiques ! A vous ensuite de leur offrir régulièrement d’autres pierres pour leur apprendre des sorts à hauteur d’une bonne vingtaine par tête, améliorer leur caractéristiques, voire les faire évoluer une fois un certain niveau atteint (Pokémon, quand tu nous tiens...). Une seule solution pour obtenir ces joyaux : livrer des combats contre d’autres bébêtes qui, une fois vaincues, laisseront derrière elles les précieux sésames... ou des accessoires dont vous pourrez équiper vos troupes pour leur octroyer des bonus d’aptitude (attaque, défense, HP max... ). Attention toutefois, car une unité qui tombe au combat redeviendra un bête morceau de bois, et toute son “éducation” sera à refaire ! Vous remarquerez assez vite que les différences entre vos petits protégés, dont il existe pourtant des dizaines de versions, se résument plus ou moins à leur apparence physique, mais qu’importe : le concept a déjà fait ses preuves, et son exploitation dans un T-RPG, pas franchement courante, laisse bon espoir de livrer des batailles originales et innovantes.

Eternal Eyes - 03 Eternal Eyes - 04
Un petit échantillon des créatures disponibles. Sans vouloir à tout prix établir un parallélisme, il faut avouer que le côté “Pokémon” du design est assez net. Avant chaque combat, vous aurez accès à cet écran où vous pourrez vous équiper, utiliser des joyaux ou simplement sauvegarder : une initiative judicieuse.


Pas assez dur, mon fils !


De belles promesses donc, mais le terrain confirme hélas les craintes que pouvait soulever la mièvrerie du scénario : les combats jouent eux aussi à fond la carte de l’accessibilité et du zéro prise de tête, et la richesse stratégique en prend forcément un sacré coup. La simple évocation de votre bataillon a déjà de quoi refroidir les ardeurs des plus optimistes : il comprendra en effet invariablement Luke (c’est quand même lui le héros), deux de vos poupées que vous aurez préalablement sélectionnées... et c’est tout ! Comment mettre sur pied des tactiques dignes de ce nom avec seulement trois belligérants par combat, dont un (Luke en l’occurence) qui ne maîtrise même pas la magie ? Résultat, les affrontements se résument toujours plus ou moins à foncer dans le tas, avec méthode certes, mais une méthode immuable qui fait de chaque bataille une copie presque conforme de la précédente. Le jeu s’adresse en tout état de cause aux plus jeunes, ce qui expliquerait également pourquoi vos protagonistes sont toujours à tous égards plus forts que leurs adversaires, ne laissant planer aucun doute sur l’issue du combat (un comble quand on sait que les ennemis sont toujours deux à trois fois supérieurs en nombre). Mieux encore, les montées en niveau permettent à l’unité concernée de regagner l’intégralité de ses HP et MP, et vue leur fréquence, elles sont presque synonymes d’invincibilité... Il faut bien l’avouer, tous ces défauts sont loin de faciliter l’immersion dans un univers déjà pas très convaincant à la base.

Eternal Eyes - 05 Eternal Eyes - 06
Les subtilités du gameplay, comme l’utilisation des dénivelés pour prendre un avantage sensible sur l’ennemi, sont malheureusement bien trop rares. Rien de plus simple que de faire progresser sa bleusaille : dans un combat relevé, une poupée peut monter de dix niveaux ( ! ) par coup porté !


Motivés, motivés !


Inutile dès lors de s’attarder sur le problème posé par les trois premiers chapitres, carrément soporifiques et qui vont déjà en laisser un paquet sur le bord du chemin. Ne comptez pas non plus sur une réalisation d’enfer pour vous enchanter : les graphismes sommaires et les environnements vides déçoivent franchement pour un jeu sorti fin 2000, quant au design, il est souvent... déroutant : difficile de garder son sérieux devant certains monstres, trop mignons ou trop ridicules selon les cas pour être crédibles... Au final, Eternal Eyes reste pourtant un titre correct (surtout quand on le rapporte à sa réputation si confidentielle qu’on se demande s’il est sorti en France à plus de cinquante exemplaires), mais il faut avouer qu’il peine franchement à passionner : le problème ne vient en fait pas tant de son abondance de défauts que de son incapacité à procurer au joueur une raison valable de s’accrocher. Du coup, sa durée de vie franchement faiblarde (dix à douze heures en filant tout droit, une misère pour un T-RPG ! ) serait presque une bonne chose tant on s’imagine mal passer plus d’un week-end sur un titre aussi limité... Vous l’aurez compris, il s’agit d’un jeu à ne sortir qu’en dernier recours, quand vous aurez fait le tour des dizaines de très bons T-RPG qui pullulent sur tous les supports et que votre esprit ankylosé par le manque réclamera avec insistance sa dose quotidienne de batailles (hum, je m’emporte un peu là... ). Ne vous attendez pas en tout cas à vivre une de ces expériences marquantes qui ont permis au genre d’acquérir ses lettres de noblesse, vous en seriez à coup sûr pour vos frais.

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Au menu d’aujourd’hui : des chats volants, des pommes de terre cyclopes avec un haut-de-forme et des balais ! Un de ces combats qui impose d’emblée le respect... Le magasin d’objets n’a rien d’un passage obligé : les champs de bataille fournissent presque tout ce dont votre équipe a besoin pour aller plus avant.


POUR CONCLURE


  • ScĂ©nario : 07/20
    La guéguerre du Bien contre le Mal qui va bientôt ressurgir, le retour de la vengeance : un thème déjà abordé des centaines de fois dans les RPG, et souvent avec beaucoup plus d’imagination et de brio. Les personnages ne sont pas charismatiques pour un sou et la scène finale, d’une platitude ahurissante, laisse franchement sur sa faim.

  • Graphismes : 07/20
    Assurément pas une grande réussite : les décors sont vides et trop classiques, les sprites très pixellisés (sans même parler des zooms affreux pendant les combats), et le design manque vraiment de classe. Seules les cut-scenes en images fixes, qui sont franchement réussies et compensent tant bien que mal l’absence de cinématiques, tirent leur épingle du jeu.

  • JouabilitĂ© : 14/20
    Impossible de rencontrer le moindre problème étant donnée la (trop) grande simplicité des commandes : même un très jeune joueur ne rencontrera aucune difficulté tant le jeu reste accessible en toutes circonstances. La caméra rotative se révèle toujours aussi utile pour éviter les angles fourbes.

  • Son : 14/20
    Un des aspects les plus convaincants du titre : hormis un ou deux thèmes sans grand relief, les musiques sont variées, souvent nerveuses, et collent généralement bien aux situations qu’elles accompagnent. Elles sont par contre peu nombreuses, mais parviennent malgré tout à ne pas lasser.

  • DurĂ©e de vie : 09/20
    Très dirigiste, le jeu se décompose en 10 chapitres, avec en tout une soixantaine de batailles dont on peut facilement venir à bout en moins de quinze heures : c’est vraiment très peu. Recommencer l'aventure permet d’obtenir de nouveaux items, mais la motivation pour s’y replonger risque fort de manquer...


Les plus :)
L’idée des poupées est assez originale pour un T-RPG.
Bande-son sympathique.
A la portée même des plus jeunes...

Les moins :(
... mais du coup peu subtil et vraiment trop facile.
Réalisation très limitée et design d’un goût souvent discutable.
Un scénario sans aucune originalité.



NOTE FINALE : 11/20

Si les premières heures de jeu baignent dans la médiocrité et l’ennui, Eternal Eyes gagne ensuite un peu en consistance et se pose finalement comme un T-RPG plutôt sympathique : il n’éblouit certes jamais par son génie, mais les combats s’enchaînent assez naturellement pour qui a quelques heures à tuer. Reste que le jeu présente une belle flopée de défauts qui en rebutera plus d’un.

By Mannschaft



yata

2 réponses ~ Test > PSX > Eternal Eyes

  1. fleche dandyboh dit:

    J'ai joué à ce jeu il y a déjà fort longtemps, et je dois avouer que malgré sa facilité, malgré ses nombreux défauts, j'ai passé un bon moment à essayer d'augmenter mes bestioles et à progresser dans les donjons. Il est peut-être l'un des plus mauvais T-RPG auquel j'ai joué, mais qu'importe, il a un je-ne-sais-quoi d'attachant, qui m'a poussé à aller jusqu'au bout avec plaisir, et qui a peut-être poussé le testeur à mettre cette note honêtte de 11/20 malgré tous les défauts qu'il a énoncé...

  2. fleche raysuki dit:

    Eternal eyes est un mauvais jeu , à cause de sa réalisation baclé, son scénario sans saveur et sa très faible durée de vie , préférer lui FF tactics ou rhapsody qui se révélent franchement meilleurs!!!


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